1663 : Face aux Feux du Soleil

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 le petit salon du Roy

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Duchesse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 26 2006, 04:34

La Duchesse arqua un sourcil.. puis se souvint de l'episode pour lequel il était convoqué.

- Cela se passera très bien, j'en suis convaincue !Vous n'avez rien à vous reprocher.

Puis se levant

- Je vais me retirez voulez-vous ? je voudrais être en de bonnes dispositions demain pour courir dans la forêt de Fontainebleau. Il parait que c'est une des plus giboyeuse de France ?
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Invité
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 26 2006, 10:07

Lassalle attendit avec patience la réponse de Saint-Aignan, il faut dire qu'entre temps, il avait pu mettre la main sur un garçon bleu, il avait de nouveau une coupe pleine de cette excellente vin, il n'avait d'ailleurs plus aucun doute sur la validité de son retour en france, rien que pour ca, il aurait courru jusqu'au bout du monde.

Bien sur il fit en sorte de ne pas se jeter sur le vin, il le sirota lentement, comme il le sied à un homme du monde. De toute maniére, c'est le seul excès qu'il se permettait, et sa confession lui interdisait l'ivresse.

Une femme passa auprès d'eux, et lacha quelques mots en direction de l'académicien. Dans le brouhaha, Lassalle ne les comprit pas, mais ne pu s'empêcher de reconnaître la femme responsable de ces mots. Il ne l'avait plus vu depuis 20 ans, Anne d'Autriche, le temps avait été cruelle avec elle remarqua t-il. Et il ne pouvait oublier qu'une partie de l'argenterie qui lui avait permise de quitter la France venait de la vaiselle personnelle de la Reine-Mére. Autre époque, autres moeurs, il ne sert à rien de remuer le passé.

Le temps lui faisait passer le temps, mais il le trouva tout de même un peu long, tentant un maigre sourire, il se mit à lisser sa moustache d'impatience...
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Héloïse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 26 2006, 17:08

Héloïse constatait que malgré ces airs fatigués, Elrohir gardait le sourire et son charme naturel qui faisait fondre le cœur de la jeune femme. Il est vrai que l’un et l’autre se comprenaient assez facilement, même si leur rencontre restait tout de même assez récente. Elle lui était d’autant plus reconnaissante qu’il ne reste à ses côtés ce soir, malgré la rude journée qu’il avait du subir.

Citation :
Vous êtes vraiment en beauté ce soir, et votre robe est magnifique. Je serai presque jaloux de celui qui vous l'a offerte. Je ne penserai jamais être à la hauteur, mais passons, l'important et que vous y soyez radieuse.

Le mousquetaire avait le don de mettre la demoiselle en valeur, de par des mots tout simples, qui en disaient cependant beaucoup plus. Le rose monta aux joues d’Héloïse, qui même si elle avait déjà reçu des compliments de la sorte par le passé, appréciaient encore plus ceux que de Verchères lui disaient.

« Merci bien Elrohir. Je dois vous avouer que vous êtes très élégant également, dans votre bel uniforme. »

Sans doute voulait-il lui faire plaisir, il fit mine de vouloir retourner parmi les couples dansant. Héloïse cependant, non pas qu’elle n’en n’avait pas envie, mais elle se dit qu’Elrohir avait beaucoup plus besoin de repos que de montrer ses prouesses en danse. D’un simple regard sévère mais rieur, il le comprit, et elle savait qu’intérieurement il préférait cette option.

Citation :
Bien, je vois que vous ne voulez pas me voir danser à nouveau. Mais pour ce qui est de me retirer pour quelques instants dans un coin plus calme, j'irai n'importe ou, du moment que vous êtes avec moi. Avez0vous un endroit à me suggérer très chère?

Héloïse ne savait rien de ce qui se tramait avec le lot de la loterie, ce qui la poussa donc à s’en aller, croyant que le reste de la soirée ne se résumerait qu'à une suite de danses ininterrompues. Elle se leva aux côtés du mousquetaire.

« Je connais une petite pièce peu fréquentée, mais tout à fait charmante. Elle est d’ailleurs nommée, le Petit Salon Pourpre. C’est presque à côté, donc notre sortie ne risque pas de se faire remarquer »

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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 26 2006, 17:28

Elrohir leva un sourcil. Il avait jamais entendu parler d'un tel endroit:

- Le petit salon Pourpre vous dites... je ne connais pas. Mais s'il est peu fréquenté et plus calme qu'ici, c'est avec plaisir que je vous y accompagne.

Elrohir regarda la porte et il regarda ensuite les personnes qui dansaient. Il leva le bras pour qu'Héloise le prenne. Il se laissa tirer par la jeune femme qui savait où elle allait, bien qu'Elrohir en avait aucune idée. Il suivit la jeune femme au travers de gens pour ensuite se rendre à la porte.

Elrohir jeta un dernier regard dans la salle et il sortit de la pièce en compagnie d'Héloise. Il regardait la jeune femme qui marchait d'un pas décidé, les cheveux qui volaient littéralement derrière elle, et sa robe qui suivait les courants du vent. Il était si absorbé qu'il fut rammené à la réalité lorsqu'Héloise le tira vers elle, le faisant ainsi éviter de foncer dans un poteau.

Ils continuèrent ainsi leur marche jusqu'au dit endroit

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Besméatix
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 26 2006, 19:54

Duchesse Aliénor a écrit:
- Cela se passera très bien, j'en suis convaincue !Vous n'avez rien à vous reprocher.

- J'espère que ce sera aussi l'avis du Roi, mais j'apprécie vos encouragements, mademoiselle.

Alors que la Duchesse se relevait en prenant congé, le Sous-Lieutenant Besméatix attrapa la main qui lui était tendu et y déposé un baiser respectueux.

- Je crois bien que je vais vous imiter, d'ailleurs, car je veux être au meilleur de ma forme afin de bien vous faire découvrir les plus beaux coins de la forêt! Et avec un peu de chance, nous pourrons peut-être effectivement observer quelques cerfs ou autres petites bêtes... Les chasses organisées dans la forêt de Fontainebleau sont généralement riches en prouesses de tout genre, Mademoiselle la Duchesse, et il faudra d'ailleurs que je vous en raconte quelques-unes!

Constatant qu'il avait une fois de plus occupé toute la conversation, le Sous-Lieutenant se sentit légèrement confus...

- Mais je vois que je m'emporte encore une fois, et que je vous empêche de prendre le repos dont vous avez besoin... Si cela vous convient, nous pourrions nous retrouver près des jardins à l'aube?
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Duchesse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 26 2006, 22:04

La Duchesse sourit, elle aimait decidement l'enthousiasme de Besméatix, c'était vivifiant et très agréable. Elle se rejouissait de faire cette promenade.

- Volontiers pour demain, vous m'aiderez à trouver un cheval ? le mien est resté sur mes terres.
Elle appela Florine

- Alors à demain dans les jardins, j'y serais à 6h, j'espère vous y trouver.

La Duchesse suivit de la baronne se retira.
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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 27 2006, 01:44

Delphine etait totalement ravie de la comprehension et de l'enthousiaste de D'Artagnan. Decidement, elle n'aurait pas d'embuches pour sortir d'ici au plus vite. Elle etait d'ailleurs vraiment fatiguee et rien ne lui aurait plus plu a ce moment que d'aller s'ecraser sans aucune ceremonie dans son lit! Certes le plancher serait moins confortable, mais c'etait un bon compromis.

Ils danserent donc une autre danse, Delphine attendant un peu pour ne pas eveiller de soupcons et rendre la chose plus credible.

"C'est avec joie Monsieur que je vous permets de me ramener jusqu'a mes appartements. Et comme je serais evanouie, si vous pouviez me transporter jusqu'a mes appartements pour que mes personnes ne me 'reaniment', je vous serais bien gre." Et avec cela, elle lui lanca un petit sourire accompagne d'un clin d'oeil pour sceler leur marche.

Tournant sur elle-meme, elle "perdit" soudain pied et, une fraction de seconde immobile, elle commenca a s'ecrouler, s'attendant a rencontrer le sol. Heureusement, on la rattrappa.

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Mes salutations distinguées,

Mlle Delphine de Valentinois

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 27 2006, 20:47

Sur le plancher de danse, l'illusion fut parfaite. Les couples virevoltaient, les sourires et clin d'oeil s'échangeaient, et l'on retrouvait à cet endroit tous ceux dont les énergies n'avaient pas été trop entâmés par cette longue soirée. Lorsque la Duchesse de Valentinois "faiblit", le Lieutenant était prêt à la réceptionner. L'illusion fut parfaite : la jeune femme s'affaisa dans les bras de son partenaire, alors que celui-ci s'empressait, avec une certaine maladresse au départ, de retenir sa chute. Mais l'homme se ressaisit vite, et tous reconnurent alors la vivacité du Capitaine des Mousquetaires du Roi, qui, réalisant l'état de sa compagne, s'était hâté de la soutenir de ses bras énergiques. Afin que la comédie soit totale, il commença par étendre doucement la Duchesse sur le sol. Bien évidemment, tout cessa : musique, cris de joie, discussion... tout cela fut remplacé par quelques exclamations de surprises, et bien vite on se précipita autours de la Duchesse.

C'est alors que tous eurent l'occasion d'apprécier le calme et l'autorité du Lieutenant, alors que celui-ci prenait les choses en main, comme s'il était préparé à toute éventualité.

- S'il vous plaît, messieurs-dames, écartez-vous! Mademoiselle la Duchesse de Valentinois a besoin d'air!

Personne n'osa contester, et tous reculèrent d'un pas alors que des murmures commençaient maintenant à s'élever.

- Il faut la ramener dans ses appartements afin que son médecin puisse l'examiner.

Et sans perdre de temps, sans avoir laisser personne s'approcher afin de s'enquérir de l'état de la Duchesse, D'Artagnan passa son bras droite sous les épaules de la jeune femme, et son bras gauche sous ses genoux, et la souleva délicatement. Et il fendit la foule, portant sans peine son précieux fardaux. Lorsqu'il passa devant Besméatix, maintenant seul, il lui fit signe de marcher à ses côtés, et lui parla de façon à ce qu'il fut le seul à entendre.

- Faites fermer toutes les issues du château. Il y a eu un vol. Qu'on observe attentivement les invités à leur sortie de la salle.

Et il laissa son Sous-Lieutenant s'occuper de ces quelques tâches, tandis qu'il s'éclipsait avec la Duchesse de Valentinois sous les regards surpris des convives.

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Charles de Batz Castelmor

de son petit nom :

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 27 2006, 22:03

Alors que Racine était en train de discuter avec Cabellion, il vit avec effroi que la Duchesse de Valentinois se trouvait mal !
Elle dansait encore deux minutes avant de manière joyeuse avec le Capitaine des Mousquetaires... Mais, blême, elle s'affaissa lentement, dans un flou vaporeux de jupons.
Le Dramaturge s'attendit à entendre le son mat du corps qui touche le sol mais d'Artagnan fut plus rapide et rattrapa la Cousine du Roy.

Une exclamation de suprise se fit ouïr dans tout le petit Salon. La musique s'interrompit immédiatement et les gens firent place à Delphine, évanouie dans les bras de son sauveur telle la mariée prête à consommer ses noces, portée jusqu'au lit nuptial par son époux !
C'était certain, la Cour allait encore avoir quelques racontars à se mettre sous la dent ! Enfin, c'était le revers de la médaille de cette vie enchanteresse...

L'Ecrivain nota quelques rictus sur les visages de certaines dames : quelles mégères ! On les sentait déjà prêtes à se réjouir de la mésaventure de Mademoiselle de Valentinois.

Peu à peu, certains s'effacèrent d'eux-même, préférant rentrer chez eux. L'atmosphère avait été tendue toute la soirée, de Condé avec son aquarium à Delphine qui se pamait... C'était la fin des festivités.


La Suite : Fin de Soirée

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"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 27 2006, 23:45

Fondus au milieu des autres danseurs, Evangéline et Molière tournaient et viraient en rythme avec la musique de Lully. Jean-Baptiste déployait tous ses efforts pour se montrer bon cavalier et que la jeune femme n'ait rien à en redire. Elle, de son coté, semblait avoir laissé pour le reste de la soirée ses préoccupations et profitait de la fièvre de la danse qui guidait son corps et son esprit.

Soudain, derrière eux, une clameur s'éleva. Ils arreterent leur mouvement, tandis que les musiciens suspendaient leurs notes dans l'air. Comme un seul homme, la marée courtisane se précipita vers la duchesse de Valentinois qui venait de perdre pied. Tout autour de Molière et d'Evangéline, les murmures couraient déjà que ce n'était pas un faux pas et qu'elle était tombée en pâmoison... L'actrice se désola intérieurement:


*Maudits corsets... Si seulement on nous laissait de quoi respirer un peu... Mieux vaut la taille un peu plus épaisse que les cotés brisées...*

Les incidents de syncope étaient fréquents, pourtant arrivant à la cousine du Roi et qui plus est au bout milieu de la piste de danse... Voilà du pain béni pour les mauvaises langues qui ne tarderaient sans doute pas à grossir les faits à volonté!

Le Lieutenant des Mousquetaires, cavalier de la malheureuse duchesse, écarta la foule la tenant dans ses bras et se dirigea vers la sortie. Alors que le couple passaient près d'Evangéline et de l'auteur, celui ci s'exclama:

-Tes sels... Donnes lui donc tes sels...

Mais il était trop tard, D'Artagnan avait passé la porte. De plus, la jeune femme fut interpellée par autre chose. Le Roi avait brillé par son inaction... Etrange... Sa cousine qui se sentait mal et il ne semblait pas s'etre dépéché pour proposer une quelconque assistance. Elle le croyait plus prompt à venir en aide aux femmes de sa famille...
L'horloge tinta une heure. Les loteries étaient plutot rapides de coutume et cette soirée s'éternisait...


suite

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Cabellion
Epicurien


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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Jan 28 2006, 10:17

Cabellion fit un léger sourire amusée. *Pauvre Jean, trahi par son propre ami* Mais au lieu d'en rire, il voulait au contraire le féliciter.

- Mais c'est une grande...

Soudain les portes s'ouvrirent, et apparut la Reine. On voyait la gravité de son visage, un quelconque malheur s'était produit sur Fontainebleau. Pour une fois qu'il n'est pas la cause... Elle s'approchait vivement du Roy parlant à son oreille. La cousine ne tarda pas à faire parti de la discussion. Il voyait les autres courtisans qui regardait cette scene de la meme maniere que lui meme. Mais ils ne pensaient pas à la meme chose. Les courtisans étaient curieux de cette nouvelle pour pouvoir formenter leur derniers ragots. Cabellion lui réflechissait. Serait ce un de ses hommes qui aurait fait un acte valeureux? Non il avait rien demander de tout ca. Le Roy avait il des doutes sur lui. Voilà pourquoi la surprenante invitation... Non ca ne peut pas etre ca. Sa majesté ne serait pas capable d'un coup d'éclat de ce genre. Non. Il reprit la conversation avec Jean, et il ne s'apercut pas de la disparition de Jean Baptiste. Mais cette fois ils ne parlerent pas de l'amante de Racine, le sujet en fut tout autre. Lors de cette discussion Cabellion avait perdusa gaieté, et réfléchissait. Il se demandait ce que cela pouvait bien etre.

Puis le deuxieme incident arriva. La cousine du Roy s'effondra. La plupart des courtisants jetaient des yeus surpris et horrifiés, les autres gloussaient. Cabellion fut tout autre. Ces yeux jetaient des regards noirs et ses yeux se poserent sur Sa Majestée. * Il ne s'inquiete pas beaucoup de la santé de sa famille on dirait *. Cabellion n'y croyait pas. Le hasard, il n'y croyait pas. Cette cousine qui il y a peine quelques instants parlaient avec le Roy, venait de s'effondrer dans les bras de D'Artagnan. Cela cachait quelque chose. Ce pressentiment se confirma lorsqu'il marmonna quelque chose à son lieutenant. *Notre cher Sire a quelque chose derriere sa resplendissante figure. Serait ce pour mon cas?* Tant qu'il ne serait pas attaquer, il ne fera rien qui pourrait le dénoncer...

Il se retourna vers Jean et lui dit d'une voix qu'il aurait voulu basse, mais qui réussit à atteindre les oreilles des autres courtisans.


- Vous ne trouvez pas ca bizarre vous? La Reine qui arrive catstropher. Chuchotant au Roy, et la Duchesse qui se mele dans la conversation. Celle ci qui s'effondre quelques instants après... Et la loterie qui ne commence toujours pas... M'est avis que sa Lumiere nous cache quelque chose...

Malheureusement il eut préféré avoir parlé un peu plus bas, car un des courtisans un jeune baron un peu bavard, s'empressa de raconter les propos du ministre dans son groupe et comme le font si bien les rumeurs, elles eurent vite fait de faire trois fois le tour de la salle. Certains n'étaient point convaincu, mais la plupart commencait à réfléchir de ces incidents. Certains nobles commencaient déjà à partir, ils ne pouvaient plus supporter l'attente...

[HS Dsl majestée Wink ]
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Louis XIV
Roy


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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Jan 28 2006, 15:31

Trop abasourdi par l'accumulation d'évènements des plus désagréables tant pour lui que pour sa réputation, Louis avait laissé de côté un instant son jeu d'acteur pour s'affaler dans son fauteuil.

Ce fut un instant de trop car, juste à ce moment, sa cousine elle, brillait dans son rôle de damoiselle en pâmoison.

Aussi put-il remarquer certains visages étonnés se tourner vers lui. Allons, que faisait le Roy ? Serait-il insensible au malheurs de sa cousine ?

Louis fit alors mine de se réveiller de sa torpeur; en entendant Molière hurler "les sels !". Et d'un bond, le Roy se retrouva debout.

Il n'avait nul besoin de simuler pâlir, il l'était déjà suffisamment.

Frappant dans ses mains deux trois fois, reprenant son calme en apparence, il harangua la foule.


-Messieurs, mesdames, je crains que la loterie ne prenne fin. Le lot sera tiré à une autre occasion.

Et lui-même sortit avec empressement derrière le lieutenant, suant _d'inquiétude pour sa cousine, il n'y avait aucune doute à avoir là-dessus_.

La reine mère resta elle quelques minutes de plus alors que la marée humaine sortait peu à peu de la salle, dans un brouhaha permanent, commentant sans se lasser le dernier incident _et non le moindre_ de la loterie.

Saint-Aignan fut un des derniers à s'en aller. Anne sourit en le voyant prêter oreille à tout et à chacun. Il écoutait les nouvelles rumeurs bien sûr... et, passant par sa bouche, elles iraient bon train.

La reine mère caressait machinalement son écrin de velours bleu marine, imaginant son fils courir dans la chambre de LaVallière au lieu de celle de sa cousine.
Elle n'avait pas tort, après tout.

Ensuite, lorsque le dernier courtisan eut franchit la porte, lorsque le dernier lèche-botte lui eut souhaité le bonsoir après tant d'agitations, lorsque seuls les valets restèrent lui tenir compagnie, Sa Majesté tombée se leva de son fauteuil, grandiose même sans personne pour l'admirer, et sonna la toute fin de cette soirée catastrophe...

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Saint-Aignan
Dramaturge


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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Jan 28 2006, 15:59

François avait vu juste, l'ennui des grands et la nervosité des Majestés ne pouvait qu'annoncer la fin de la soirée.
Cependant, il n'aurait jamais imaginer que le Roy profiterait de l'évanouissement de sa cousine pour se sauver de la salle où il semblait étouffer.
En effet, tous l'avait vu indifférent lorsque Delphine chutait, rattrapée de justesse par des réflexes entraînés de mousquetaire.
Bien sûr, il s'était ensuite montré inquiet, mais l’œil exercé de certains ne laissait pas filer cet empressement de Louis à sortir du salon.

Le comte, une coupe à la main, souriait, seul calme dans le tumulte ambiant.
Il bu une gorgée de vin en se rapprochant imperceptiblement des petits groupes qui se formaient de droite et de gauche. Il restait en apparence concentré sur Lassalle, alors qu'il l'avait totalement oublié.
Ses yeux brillaient, non pas de voir le Roy mis dans une mauvaise position (Ah, ça, il ferait tout pour faire payer les fauteurs de trouble !) mais plutôt parce qu'il se sentait dans son élément.

Allons, lançons quelques potins !!

Alors que jupes et pourpoints commencèrent à se diriger vers la sortie en grands bruits, Saint-Aignan prit congé du chevalier d'un signe de tête et d'un "excusez moi cher monsieur, je ne puis rester, j'espère vous revoir !" avant de se faire happer par un groupe de courtisans.

On lui demanda ce qu'il avait vu, étant proche du lieu de l'incident lorsqu'il s'était déroulé.
Il répondit avoir vu Mlle de Valentinois pâlir affreusement, avant de trébucher, rattrapée par Mr D'Artagnan.

Le groupe formé autour de lui grossissait à vue d’œil, et on l'assaillait de toute part pour connaître les raisons de cette défaillance.


-Je l'ignore, dit-il, jouant le désintéressé. Il me semble pourtant avoir déjà vu de pareil symptômes de maladies causées par quelques poisons... Cependant, je doute que la cousine du Roy en soit victime... non, c'est impossible.

Aussitôt, certains nobliaux se détachèrent du groupe pour en laisser place à d'autre, s'appropriant la rumeur lancée par le comte, la transformant en certitude.

"Monsieur de Saint-Aignan ! on nous rapporte que Mademoiselle de Valentinois aurait feint la faiblesse afin de sortir son cousin de l'embarras."

La Campan venait d'arriver et elle attaquait déjà. François blêmit, heureusement, sous le fard, cela passa inaperçu.

-Ah oui ? Et qui donc peut raconter une telle chose ?

Il répondait d'une façon suffisante, comme si cela ne l'intéressait en rien. Il savait que c'était sûrement la vérité, mais il devait étouffer cette rumeur dans l’œuf.

"Je ne révèle pas mes informateurs monsieur le comte."

-Vous n'avez donc pas suivis mes conseils de les changer ? Cette information est tout aussi mauvaise que celle que vous rapportiez à Mademoiselle de Louvois !

"Impossible, ce n'est pas un informateur amolli par la cours. C'est un homme neuf, petit bourgeois, nouvellement ministre et à l’œil de lynx."

François sourit, même s'il avait compris l'allusion au "amolli par la cours"... Il savait de qui il devait se méfier.

"Et puis votre histoire de poison paraît très improbable de même."

Le comte feignit la surprise.

-Qui a parlé de poison ? Ce n'est pas moi madame. Certes, j'ai formulé cette hypothese pour ensuite mieux la démonter... il me semblerait en effet plus probable que cette défaillance soit causée par un excès de vin... ou une grossesse.

Et voilà que les convives s'enflammèrent. Raconter la grossesse cachée de la duchesse était bien plus intéressant que de croire qu'elle avait joué l'évanouissement. Oui, c'était bien plus passionnant ! Mais qui était le père? C'était déjà la question que tous se posaient.

-Cependant, rien n'est sûr.

Mais personne ne l'écoutait plus, et déjà la Campan s'éloignait en rage d'être ainsi vaincue.

Ainsi, en quelques minutes, la duchesse était déjà une actrice enceinte qui sauve son cousin dans les derniers souffle de son agonie due au poison...
Il fallait rechercher la raison de ce sauvetage, le père de l'enfant, et le meurtrier, l'empoisonneur !

On repartait de la loterie beaucoup plus gaiement que l'on en était venu...

Il ne restait plus beaucoup de monde, et à son tour François fit sa révérence à la mère de Louis avant de franchir les portes.

Ah ! Il avait laissé sa mélancolie dans ce salon !
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Besméatix
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Fév 01 2006, 04:58

Tenant une coupe de champagne, au milieu de quelques invités voulant entendre le compte rendu de ses aventures passées, Besméatix les laissait flatter son orgueil en y allant de réponses plutôt brèves. Nombreux furent ceux qui crurent que, profitant de ce court instant de gloire, le Sous-Lieutenant cherchait à se faire prier... La raison réelle, cependant, était tout autre. Jusqu'alors sous le charme totale de la Duchesse d'Aliénor, le Sous-Lieutenant Blaise de Castelneau-Magnoac flottait sur un drôle de nuage. Lorsque D'Artagnan passa, cependant, il chuta dans le vide... retour brutal sur le plancher des vaches... il fallait enquêter!

Aussitôt dit, aussitôt fait, Besméatix eut tôt fait d'accrocher le premier Caporal qu'il trouva afin qu'on avertisse les garnisons : il fallait sceller les issues, mais de façon à ce que le tout paraisse raisonnable. De un, ne pas éveiller de soupçons, mais néanmoins montrer que l'on prend au sérieux ces rumeurs d'empoisonnement qui semblaient s'être propagées malgré les efforts de certains... Certe, on alimentait les ragots, mais voilà qui profitait à la garde royale!

Le Sous-Lieutenant alla finalement se poster à la sortie de la pièce, afin d'être sur la première ligne d'inspection. L'on tentait de distinguer, bien subtilement, sans trop attirer l'attention, la présence de faits anormaux. Pour Besméatix, il aurait certe été plus prudent et logique de mettre tout ce beau derrière les barreaux, et de les faire sortir un par un pour les fouiller... Mais allez savoir pourquoi, on ne pouvait agir de la sorte avec les parents et les nombreux lèches-bottes de sa Majestée Louis L'Éclairé...! Et bien évidemment, si l'on ne retrouvait pas ledit bijoux, ce serait la faute des Mousquetaires... Pffff... quelle farce!

Du coin de l'oeil, tandis qu'il lançait des sourires polis et des salutations d'usage aux courtisans qui défilaient devant lui, Besméatix guettait le retour de son supérieur, et possiblement de son collègue Elrohir. Quant au Sous-Lieutenant Maranda, il fallait l'oublier immédiatement : il devait dormir depuis belle lurette...! Décidément, après une soirée chargée, la nuit serait longue...
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Lun Fév 06 2006, 16:47

En revenant des appartements de la Duchesse de Valentinois, D'Artargnan avait pris soin de faire plusieurs détours, à l'affût de détails insolites. Avançant d'un bon pas, mais sans bruit, il espérait surprendre des gestes suspects. Lorsqu'il rejoint Besméatix, rien de spécial n'avait frappé son esprit, mais chaque détail de s'y était néanmoins enregistré. S'installant près de son Sous-Lieutenant, il regarda les invités passer pendant quelques instants, avant de se pencher pour demander :

- Rien de suspect?

Pour toute réponse, il eut droit à un hochement de tête négatif...

- Bien, continue ton travail. Je vais tenter de trouver Elrohir...

Et il s'éloigna à la recherche de son deuxième homme de confiance...

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Charles de Batz Castelmor

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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Lun Fév 06 2006, 19:16

[Entre timidement dans le salon, contemple la pièce désormais déserte, et maudit de toutes ses forces la satanée panne informatique (excusez l’anachronisme…) qui l’a retenu loin d’ici pendant deux longues semaines. Euh… j’espère que vous ne m’en voudrez pas si j’effectue une petite synthèse des comportements princiers, depuis la première intervention du Roi, à la suite de laquelle je devais répondre…]

L’intervention du Roi avait sonné le glas des prétentions judiciaires du Prince de Savoie-Carignan. Pourtant, son visage n’avait laissé transparaître aucune forme d’émotion, aucune trace de dépit. Certes, sa démonstration venait d’être démantelée de façon irrémédiable par Besméatix, ce qui aurait du singulièrement froisser l’orgueil du Prince. Mais le Roi l’avait empêché de répondre une nouvelle fois au mousquetaire : il se trouverait bien quelques personnes pour l’imaginer prêt à rétorquer de nouveau! Il semblait même pleinement triompher, laissant s’ébaucher sur ses lèvres un insolent sourire: alors que le Roi se levait de son trône, le Prince avait capté du regard un réjouissant signal… qui venait couronner de succès son harassant réquisitoire. Se pouvait-il que quelqu’un dans l’assistance ait compris ? Non… cela était impossible: comme à son habitude, il avait joué son rôle avec une maestria irréprochable. Il jeta alors un oeil sur le mousquetaire: son air triomphant ne laissait pas place au doute: il venait bel et bien de se faire mystifier magistralement, et se rengorgeait même de son illusoire victoire.

Satisfait, François-Xavier fendit la foule pour se retrouver face au Prince de Condé, vitupérant férocement contre les malheureux garçons bleus affectés à son «séchage». D’une voix profondément respectueuse, laissant toutefois percer une pointe d’ironie, le Prince de Savoie-Carignan s’adressa à lui :


Votre Altesse, puis-je me permettre de vous inviter à vous remettre de ce malheureux incident en mon humble demeure? Certes, il ne s’agit que d’un modeste hôtel particulier acheté il y a peu à quelque duc désargenté, mais l’on m’a assuré d’un confort irréprochable, égalant presque celui de la Cour. Il se trouve aux abords de Fontainebleau, nous y serons en très peu de temps.

Condé eut comme un rictus rageur qui sembla un instant compromettre le succès de cette proposition. Pourtant, quelques secondes plus tard, ses traits s’affaissèrent et il s’adressa à lui d’une voix morne et désincarnée.

Et bien Monsieur, puisque vous me le proposez avec tant de cœur, j’accepte votre aimable proposition. Laissez moi juste quelques instants pour prendre congé de mon cousin.

A ces mots, il repoussa violemment du pied le malheureux serveur qui tentait tant bien que mal de décrocher le homard impudemment suspendu à son habit.

François-Xavier ne put s’empêcher d’esquisser un sourire bien vite dissimulé, à la vue de ce personnage si bien né, qui tenait présentement plus de l’anémone de mer que du Prince de sang. En attendant son retour, il embrassa le salon du regard, fut satisfait du détail qu’il nota, et reporta son attention sur le couple dansant formé par Héloïse et le jeune mousquetaire. Si cette soirée avait été couronnée de succès, il restait encore un domaine dans lequel la victoire semblait toujours incertaine…

Mais déjà, Condé revenait. A présent, il convenait de se retirer. Saluant les plus proches convives du regard, François-Xavier se dirigea progressivement vers la sortie, le Prince de Condé sur ses talons.

Lorsqu’il fut sur le pas de la porte, il nota le départ discret d’Anne d’Autriche par la porte située derrière les trônes, donnant accès à ses appartements privés…

Quelques minutes plus tard, ils descendaient le majestueux escalier donnant accès à la Cour du Cheval Blanc, où attendait patiemment le convoi princier. Il invita Condé à lui tenir compagnie dans son propre carrosse, et se hissa à sa suite dans le moelleux cocon qu’il constituait.

Le convoi s’ébranla et s’éloigna au grand galop du domaine royal, emportant son précieux chargement loin des regards humiliants de la Cour de France.


( Suite... Le parc et les dépendances de Vaux-le-Vicomte )

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